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  1. Diane, ma blonde, m’a raconté que le petit bout d’avenue pavé (qui ressemblait plus à une ruelle qu’une avenue) situé entre le Monastère et la rue Marie-Anne-Est a constitué dans son enfance, pour elle est sa soeur jumelle Francine, leur terrain d’aventures. Leur habitation donnant sur la rue Saint-Hubert où il y avait trop de circulation il n’était pas question d’aller du côté de la grande rue. En plus dans les années 60 il y avait beaucoup moins de véhicules du côté de la “ruelle”.

  2. Bonjour,
    Je suis à la recherche de l’aspect original de mon duplex situé rue Gilford. Est-ce possible de retrouver cela dans vos archives ? Sinon précisément le duplex en question, du moins l’aspect des maisons avoisinantes, de façon générale, particulièrement au niveau des portes et fenêtres de façade, ainsi que des balcons et de l’escalier extérieur ?
    Merci d’avance,
    Isabelle Langlois

    • Bonjour madame Langlois
      Merci pour votre intérêt pour la SHP et je ne sais si nous pourrons vous aider mais déjà il nous faudrait pouvoir mieux situer votre duplex. J’ai retransmis votre message à Gabriel Deschambault susceptible de vous aider, espérons que votre demande trouvera un écho.
      Cordialement
      Ange Pasquini webmestre

    • Bonjour madame Langlois,
      Malheureusement, nous n’avons pas de photos anciennes de ces maisons.
      Toutefois, on peut dire que vos deux voisines à l’est semblent relativement d’origine. Donc une variété de matériaux semble être présente.
      En ce sens, les caractéristiques extérieures de ces maisons voisines : ouvertures, forme d’escalier, typologie des portes (grande fenestration dans une porte moderne) peuvent très bien inspirer la nature des travaux chez vous.
      Ainsi votre voisine immédiate à l’est (sauf pour ce qui est des portes extérieures) possède de belles qualités.
      À cause de l’effet miroir des escaliers extérieurs, on pourrait présumer que les deux devaient être similaires et en brique à l’origine.
      Vous pourriez reproduire le revêtement de brique rouge, les linteaux en pierre (toujours en conservant le gabarit et l’allure de ceux existants pour la maison voisine) et le jeu de maçonnerie dans le haut du mur et les deux maisons offriraient finalement un petit ensemble urbain, où chaque unité supporte l’autre et qui, finalement, offre un tout avec une valeur ajoutée à chaque partie.
      Évidemment, les ouvertures doivent avoir les mêmes dimensions et proportions que votre voisine. Je ne suis pas en mesure de vérifier cela sur les photos de «Google street view».
      J’espère que ces commentaires sont pertinents pour vous. Si c’est dans le but d’obtenir un permis, je pense que les points ici soulevés seraient recevables par l’arrondissement.
      Je vous souhaite une bonne journée
      Gabriel Deschambault
      Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal.

  3. Y a-t-il quelqu’un ayant des informations sur le magasin général qui était au coin de Coloniale et la ruelle Cerat?
    Il appartenait a mon père dans les années 60.
    Merci

    • Nous avons comme information: le 4424 Ave. Coloniale avec M. Armand Dufault ( Gro. Ret.) probablement pour «grocery retail».
      Voir l’extrait d’un Atlas de 1962.
      Gabriel Deschambault

    • Bonjour
      Merci pour votre commentaire cela me fait penser que je devais mettre à jour d’autre page du site.
      Je ne sais s’il s’git du même magasin mais une de nos membres Aline Grenon avait écrit un témoignage sur un magasin général voir à cette page rue Duluth.

  4. Mon grand-père, feu Albert Dagenais (d 1945), tailleur, sis au 4813 rue Coloniale en 1933. Ses sœurs Agnès (née 1899), Irène (1900-1993), Vivianne et Léonie vécurent au 4819 jusqu’au décès de Léonie en 1993. La succession vendit tout l’édifice familial comprenant plusieurs adresses par la suite.

  5. Jean-Michel Valiquette
    Une étoile filante est née sur le Plateau, rue Mentana, au nord de la rue Cherrier, en 1947, il était le neveu de l’éditeur Bernard Valiquette.
    Jean-Michel Valiquette (1947-1967) ” un poète nous est mort” la barre du jour no 15 août-sept. 1968
    “Intellectuel sans défaillance, il s’adaptait fort mal aux exigences matérielles de l’existence. Il se vêtait sans recherche, uniquement pour les besoins de la cause ; se coiffait quand il y songeait (pas souvent) et se rasait une fois sur trois. Au travail, comme auparavant à l’école, les avertissements concernant sa tenue faisaient partie de son ordinaire. Il lisait sans arrêt, depuis Tintin jusqu’à Gurdjiev, en passant par Lao Tseu ou Raymond Roussel. Tout savait capter son intérêt. Littérature, peinture, musique, politique, vie sociale ou artistique, il se passionnait pour tout. Même la mode a déjà retenu son attention . . , Pour vivre heureux (ou lire heureux), il lui fallait un fond sonore perpétuel : J’ai déjà entendu jouer “ Penny Lane ’ ’ trente fois dans une soirée. Mais en musique, comme en littérature, il était ouvert à tous les registres : classiques, jazz, chansonniers — seuls les disques achetés par moi avaient le don de l’exaspérer et j’avais rarement le droit de les faire jouer. Ultime concession qu’il m’ait faite : pour mon anniversaire, il m’avait acheté la “ Tra-viata ” sur disques, lui qui n’aimait pas l’opéra. Dernier cadeau, conservé comme une relique. Il dessinait des choses bizarres et sans nom, à l’encre rouge et noire, et tapissait les murs de sa chambre de ses oeuvres, auxquelles il additionnait des découpages fantastiques et . . . des photos de jolies filles. Il aimait créer autour de lui une atmosphère démentielle, hors du réel, où la banalité de l’existence s estompait pour faire place au rêve et à la fantaisie. . . au génie aussi.”
    (Monique Valiquette)

  6. Merci pour votre commentaire dans lequel vous évoquez une vue magnifique de la montagne cela nous ferait plaisir de la mettre en valeur sur le site, si vous pouvez nous la communiquer.
    Voyez la très belle peinture de Carole Spandau représentant cette synagogue que l’on voie également dans le bandeau du haut de page.

  7. Voici une photo de la montagne à partir de la rue Bagg.
    Espérons qu’aucun bâtiment ne sera jamais construit sur ce site, le stationnement de l’hôpital Hôtel-Dieu, car il pourrait obstruer à jamais une vue aussi magnifique.
    Rappelons que ce site, le quadrilatère de l’Hôtel-Dieu (qui inclut le stationnement) fait partie du Patrimoine du Mont-Royal.

    La Montagne vue de la rue Bagg
  8. Une rue pleine d’histoires, quartier juif, etc et beaucoup de touristes passent par le boulevard Saint-Laurent et de la rue Bagg. La synagogue est au coin de Bagg et Clark.
    Et plus important encore, il y a une vue magnifique au fond de la rue Bagg, une des seules vues de la montagne à partir du Saint-Laurent.

  9. Suite aux recherches que j’ai faites d’après le Lovell (qui est ma source) et concernant l’histoire de ma famille et à mes racines du Plateau-Mont-Royal, la rue Pontiac (anciennement rue Saint-Etienne) faisait partie de cette histoire.
    La première mention remonte à 1891-1892 avec Onésime Boismenu mon arr arr grand-père qui a vécu au 65 rue Saint-Etienne (Pontiac).
    Puis son fils Raoul au 51 rue Saint-Etienne (Pontiac) et par la suite Onésime qui a vécu au 101 rue de Pontiac près de la rue de Bienville de 1894 a 1919 année de son décès.
    Gilles Boismenu, arr arr petit-fils d’Onésime et membre de la Société d’Histoire du Plateau depuis sa création

  10. Bonjour,
    Je cherche le nom du restaurant au coin de la rue de La Roche et avenue du Mont-Royal qui existait dans les années 70 et 80.
    Je vous remercie de votre réponse.

    • Bonjour Madame Paiement,
      Dans les années 1970 il y avait deux restaurants angle de La Roche et avenue du Mont-Royal:
      – du côté ouest « Restaurant Étoile de l’est »
      – et du côté est « La Petite Fermière ».
      Bonne journée

      • Merci beaucoup M. Deschambault,
        Le restaurant que je cherchais est « La Petite Fermière ».
        C’est l’endroit où j’allais prendre un cherry coke après ma soirée de patinage au parc La Fontaine.

        • Nous, au retour du patinage, nous allions au « Palace » situé tout juste à l’ouest. La pizza champignons et piments verts est ancré dans notre esprit. C’est ce que l’on appelle des souvenirs. Et pour conclure voici une photo de ce restaurant.

  11. Bonjour,
    Je suis né rue Berri, en 1944, au sud de Bienville. Coin de Bienville et Berri se trouve un joli parc, mais avant il s’y trouvait un hôpital pour convalescents. Je ne trouve rien comme photos ou infos. Pourriez-vous nommer quelques sites où je trouverais ces infos. Merci.

    • Bonjour monsieur Galarneau,
      Vous pourrez trouver vos informations dans deux atlas montréalais touchant la zone Pontiac-Bienville.
      Un premier datant de 1911 montre que l’emplacement est occupé par l’école Aberdeen ( qui se retrouvera sur Saint-Denis à un autre moment).
      Le second l’atlas datant de 1955 montre effectivement un hôpital pour convalescentes.
      Malheureusement je n’en sais pas plus. Vous pourriez connaître les dates de changement d’occupation en parcourant les annuaires Lovell sur le site de la BaNQ.
      Meilleures salutations
      Gabriel Deschambault

    • Cet hôpital s’appelait : Hôpital Saint-Joseph artisan ou encore Saint-Joseph des convalescentes. Son adresse était le 4585 rue Berri. Il a été fondé par Soeur Marie-Joseph de la Providence en 1913, mais il a été réincorporé en 1929 sous le même nom.
      La loi de 1919 prévoit la formation d’un bureau médical, et d’un conseil d’administration formé de personnes choisies parmi les dames patronnesses membres de la corporation. En 1935, une loi autorisera l’hôpital à léguer ses oeuvre aux Oblates franciscaines de Saint-Joseph incorporée la même année.
      Il a été fermé en novembre 1969 et il n’y a pas d’archives officielles. Il faudrait sans doute aller du côté de la communauté des Oblates pour trouver davantage.
      Pour des photos, il faudrait chercher aux Archives de la Ville de Montréal.
      En espérant que ces quelques informations pourront vous aider.
      Huguette

  12. Bonjour,
    la rue de Bullion n’est pas répertoriée dans votre liste. Pourtant, j’ai déjà lu sur votre site, que le nom de cette rue provient de madame de Bullion qui a beaucoup aidé Jeanne-Mance. Vous serait-il possible de l’ajouter à la liste?
    Merci

    • Bonjour Monsieur Gagnon,
      Merci pour m’avoir rappelé l’importance de cette rue, d’autant qu’elle est très belle. Sans compter que l’histoire de cette marquise a beaucoup compté pour Jeanne-Mance et donc pour Montréal bien qu’elle n’ait jamais mis les pieds au Québec.
      Donc je vais placer une fiche sur cette rue qui vous tient à cœur et surtout n’hésitez pas à nous confier vos anecdotes et commentaires sur cette rue.
      Dernière remarque cette rue a porté le nom aussi d’un donateur illustre du Plateau.
      Au plaisir de vous lire

  13. Retour aux sources
    Il y a déjà plusieurs années que je viens faire un tour sur la rue Drolet, simplement pour me rappeler les beaux souvenirs de mon enfance. J’ai passé 15 ans dans le quartier.
    Ce fût pour moi une belle enfance dans ce quartier malgré la pauvreté. Je ne regrette rien et je garde dans ma mémoire de beaux souvenirs. Et c’est pourquoi encore aujourd’hui j’y retourne … pour me remémorer les beaux moments passés sur cette rue. Je garde contact entre autres avec une copine du temps, Johanne Lizotte. Nous avons eu beaucoup de plaisir ensemble et avec bien d’autres aussi que je ne peux nommer ici, tellement il y en a.
    Et dernièrement, j’avais une grande envie de visiter « la petite maison de mon enfance » au 3957 Drolet. Nous en avons parlé moi et ma sœur Chantal tout récemment, car la maison était inhabitée et commençait à se détériorer.
    Avant que le propriétaire entame des rénovations, je voulais avoir la chance d’y remettre les pieds. Et un soir de printemps 2006, j’étais dans le quartier avec ma fille de 13 ans, il pleuvait très fort et j’ai dit à ma fille, je crois que je vais laissé un petit mot et mon numéro de téléphone dans la boîte à lettre de la petite maison du 3957 et on verra, si on nous répondra …
    Et sans trop attendre en retour, après 3 semaines, j’ai reçu un appel de la fille du propriétaire. Quelle joie pour moi, ils veulent bien me permettre de visiter les lieux! Merci à vous … Et c’est en même temps, au téléphone, que la dame me dit : « Ça tombe bien, j’ai reçu une autre lettre invitant les gens du quartier à une fête pour se souvenir de la rue Drolet dans les années passées … et bien sûr j’en faisais parti … incroyable … ça tombait vraiment bien. Je peux visiter la petite maison mais également participer à une fête de quartier racontant une partie de notre histoire. Wow!
    Je pourrai donc revoir aussi des ami(e)(s) d’enfance et on pourra se rassembler sur la même rue 35 ans plus tard.
    Revoir également Gaston Michaud qui pour moi a été une personne spéciale de mon enfance sera très apprécié. J’ai bien hâte de le rencontrer …
    Merci de m’avoir permis de raconter une petite partie de mon histoire et de mon passage sur la rue Drolet. J’en récolte une grande joie.
    La rencontre avec Guylaine Forest
    Guylaine et sa famille (sa mère Gisèle Forest et ses quatre enfants, Benoît, Guylaine, Chantal et Sylvain) déménagent au 3957 de la rue Drolet, vers la fin des années 60, alors que Guylaine a environ 5 ans. Un ou deux ans plus tard, tout probablement en 1970, le feu prend dans le hangar derrière leur maison et la famille déménage au 3815 de la rue Drolet, où la famille demeure jusqu’à ce que Guylaine termine sa sixième année à l’École Jean-Jacques-Olier. Par la suite, la famille habite au 3832 de la rue Saint-Denis.
    Le 3957 Drolet est actuellement en très mauvais état et sera tout probablement rénové sous peu. Guylaine assure que la maison n’a pas changé depuis que sa famille l’occupait. À l’extérieur, ce sont toujours les mêmes portes, la même devanture et les mêmes couleurs de peinture. À l’arrière de la maison, on peut deviner où était situé le hangar et il y a encore des traces du feu sur le mur extérieur.
    Lorsque Guylaine arrive sur la rue Drolet, le parc Jean-Jacques-Olier existe déjà, mais sous une forme rudimentaire. Les résidents l’appellent le parc Drolet. Il est beaucoup plus petit, il y a peu de verdure et on y trouve seulement des balançoires. Il y a alors une maison à côté de celle actuellement située à la limite sud du parc.
    Outre le parc et l’incendie de sa maison, Guylaine garde d’autres souvenirs de sa jeune enfance :
    Il y avait une sirène dans la ruelle, derrière le sanctuaire des Dominicains (3980, rue Saint-Denis). Cette sirène remontait tout probablement à l’époque de la guerre froide et, lorsque la sirène se mettait en marche (soit en raison d’un court-circuit ou d’un exercice), les gens devaient trouver refuge immédiatement.
    Lors de la Crise d’octobre, qui a débuté en 1970 avec l’enlèvement de l’attaché commercial britannique, James Richard Cross par la cellule indépendantiste Libération, il y avait alors un couvre-feu et l’armée était sur place.
    Guylaine garde de très bons souvenirs de Gaston Michaud : « Gaston Michaud m’a donné le goût de vivre pleinement et de persévérer, même lorsque j’étais toute petite. C’est un exemple pour moi. Il mettait de la vie partout où il allait et il transmettait tellement bien sa joie de vivre. Une fois que Gaston Michaud a commencé à faire des projets de vie dans le quartier, les enfants ne flânaient pas dans la rue. Il y avait beaucoup d’activités ». Elle se souvient aussi qu’il y avait des personnes de plusieurs différents pays sur la rue mais qu’il n’y avait pas de conflits entre eux. Elle ajoute : « On n’était pas riche mais on était bien. Il y avait l’essentiel – des amis ».
    Parmi les activités organisées par Gaston Michaud, il y a le camp de vacances au lac Clair près du village de Saint-Béatrix. Guylaine et sa famille y vont pendant deux semaines chaque été : « Ma famille, pour un prix minime, avait accès à un chalet en campagne et avait chaque année deux semaines de vacances merveilleuses. Il y avait en plus des activités organisées et surveillées sur place, tout ça avec des familles du quartier ».
    En plus des activités organisées par Gaston Michaud, il y a un comité de loisirs à l’école Jean-Jacques-Olier et des activités presque chaque soir, sans parler des compétitions organisées avec les comités de loisirs des autres quartiers : « Dans ce temps-là, on ne s’ennuyait pas. C’était vraiment amusant ». Les enfants jouent aussi sur les trottoirs et dans les ruelles mais les parents de Guylaine exigent que leurs enfants demeurent à l’intérieur du périmètre délimité par les rues Roy, Saint-Denis, Duluth et Laval, permettant ainsi aux parents d’exercer une surveillance sur les jeunes.
    C’est durant les années 70 que la Coop Olier prend naissance au 358-360-362 de la rue Roy, entre les rues Drolet et Saint-Denis. La Coop Olier, qui fait toujours partie intégrante des organismes caritatifs sur le Plateau Mont-Royal, favorise le mieux-être de gens à faible revenu au moyen d’ateliers, de services d’entraide et d’activités diverses. Plusieurs personnes de la rue Drolet, dont Gaston Michaud, sont impliquées lors de sa fondation.
    C’est aussi durant les années 70 que plusieurs incendies se produisent : « Je me souviens d’un époque où il y avait beaucoup de feux dans le quartier. Il y avait comme un élan de panique ». Lors de l’incendie qui a détruit le pâté de maisons situé au 3847-3871 Drolet, le 27 juin 1974, plusieurs familles, dont les Émond, les Grenier et les Boisvenu, se trouvent sur le trottoir et un enfant, René Meunier, meurt. Il semble qu’il soit retourné à l’intérieur d’un hangar derrière les maisons afin de récupérer son vélo (voir article publié dans le Montreal Star le 28 juin 1974).
    Guylaine se souvient aussi des inondations sur la rue Drolet durant les années 80.
    Malgré tout, les adultes s’amusent : « Il y avait beaucoup de ‘party’ durant ce temps-là. Les gens aimaient ça fêter ».
    Elle garde aussi un souvenir du timbre des cloches de l’Église Saint-Jean-Baptiste, des Sœurs de Sainte-Anne qui habitaient au 3814 Drolet (où sa mère suivait des cours de couture) et des initiales M.G. devant le 3999A Drolet, où habitait alors Maryse Gaudreau. Maryse a profité d’une rénovation pour y laisser sa trace! Guylaine, qui habite dans le nord de la Ville, revient souvent dans le quartier pour se ressourcer et se remémorer avec plaisir son enfance et son adolescence.
  14. Souvenirs de la famille Grenon

    J’ai acheté ma maison sur la rue Drolet en 1983. Lorsque j’ai fait part à mes collègues de travail de mon intention d’acheter une maison sur la rue Drolet, plusieurs m’ont fortement déconseillé le Plateau, lequel était, selon eux, trop « macramé », trop «granola », trop « rock & roll »! J’ai suivi mes instincts et j’ai acheté. Je ne l’ai d’ailleurs jamais regretté!
    J’ai eu droit à des commentaires du même type lorsque j’ai annoncé que mon fils serait élevé sur le Plateau. On m’a informé qu’il ne s’agissait pas d’un endroit convenable où élever un enfant et qu’il serait préférable de l’élever en banlieue. Fort heureusement, je n’ai pas suivi ces conseils et mon fils aujourd’hui adulte, m’a souvent dit à quel point il était heureux d’avoir été élevé dans ce quartier. Il a de très bons souvenirs de son enfance et s’il a un regret, c’est que, selon lui, le quartier n’est plus ce qu’il était. Il trouve que le quartier est devenu beaucoup trop bourgeois et qu’il a perdu un peu de sa couleur.
    L’anecdote suivante illustre très bien le côté coloré du quartier durant les années 80. C’était la période durant laquelle des milliers de vietnamiens ont dû quitter leur pays en catastrophe dans des bateaux de fortune et plusieurs se sont installés à Montréal. L’immeuble de quatre logements situé au 3833-3839 Henri-Julien était entièrement occupé par des familles vietnamiennes. Les familles étaient très liées et s’entraidaient. D’ailleurs, le salon d’un des logements avait même été transformé en temple bouddhiste. Durant l’été, il y avait un va-et-vient constant entre les logements et une vie communautaire intense dans l’arrière cours. Mon fils et moi étions très bien placés pour le constater puisque nous habitions de biais. Un jour, trois individus ont placé une carcasse de porc sur une bâche de plastique dans la cours arrière. Pendant que l’un arrosait copieusement le tout avec un boyau, un autre a utilisé des couteaux fort impressionnants pour dépecer la carcasse. Le tout s’est fait très rapidement et de façon très professionnelle. Mon père ayant été épicier, j’ai souvent vu des bouchers au travail et j’avais nettement l’impression que le porc a été dépecé selon les règles de l’art, malgré les circonstances inusitées. Les morceaux de viande ont sans doute été répartis parmi les quatre familles.
    Cet immeuble abritait plusieurs enfants. J’en ai compté treize! Mon fils est devenu très ami avec deux de ces enfants, Linas et Vinh An. Puisque Linas et Vinh An avaient trois grands frères, je n’avais aucune inquiétude à l’égard des plus jeunes. Je savais que les enfants pouvaient jouer en toute sécurité dans le parc parce qu’ils jouissaient de la protection des grands frères. En plus, il y avait plusieurs autres enfants dans le quartier qui avaient le même âge que mon fils. Malgré les vicissitudes du parc Jean-Jacques-Olier décrites dans la Petite Histoire de la rue Drolet, ce parc demeurait pour eux un lieu de rassemblement où ils ont passé de très heureux moments.
    Durant les années 80 et 90, l’arrivée du printemps s’annonçait par les guerres d’eau (et non pas les guerres des tuques) dans le quartier. Les enfants se divisaient en deux groupes et ils s’amusaient à se courir après avec des fusils à eau. Le tout se faisait sur le trottoir, dans la ruelle, dans le parc et dans les cours arrière. Chaque groupe imaginait diverses stratégies, y inclus des embuscades, pour l’emporter sur l’autre groupe. Cette activité a pris fin dans les années 90, après que mon fils et sa « gang » aient utilisé notre boyau d’arrosage à partir de la fenêtre de notre salon, pour arroser l’autre « gang » qui se trouvait sur le trottoir de la rue Drolet!
    Lors de la grande tempête de verglas du mois de janvier 1998, notre quartier n’a pas été épargné et le 24 janvier 1998, j’ai d’ailleurs écrit une longue lettre en anglais à des amis torontois, afin de décrire l’expérience. (voir lettre)
    Si j’ai un souvenir constant de la vie sur la rue Drolet depuis les années 1983, c’est celui des relations étroites qui ont toujours existé entre les résidents du quartier. Les relations sont en général chaleureuses et les gens sont toujours disposés à participer dans les nombreux projets mis de l’avant. Ces projets prennent souvent naissance dans le parc ou dans la ruelle, lors de discussions informelles. Si quelqu’un a une idée géniale ou s’il constate l’existence d’un problème, la communication se fait rapidement et les gens embarquent! C’est, selon moi, un des grands attraits du quartier. Il en existe plusieurs autres, dont le parc et notre belle ruelle, notre proximité aux services, le sentiment de vivre dans un petit village et la présence de nombreux enfants. Bref, les années passées sur la rue Drolet ont été très agréables et j’espère être en mesure d’y demeurer encore longtemps!